Historique de la Cooperation Rwanda-RDC
Historique de la Cooperation Rwanda-RDC
La RDC et le Rwanda sont parmi les Etats du monde les plus intégrés historiquement, politiquement et économiquement depuis avant l’époque coloniale.
- Depuis plusieurs siècles le Royaume du Rwanda et celui de Bashi étaient en coopération et parfois en guerres et réconciliation. Le Royaume de Bashi avait colonisé le Rwanda pendant 12 ans et le Roi réputé guerrier du Rwanda, Rwabugiri s’était vengé et assiégea le Royaume des Bashi pendant aussi plusieurs années, ces mouvements étaient accompagnés d’échanges commerciaux, de civilisations, de métissage ethnique, linguistique et d’échanges de techniques de forge des métaux, d’agriculture et d’élevage, de travail des peaux de bête, traitement des produits laitiers et conservation des nourritures (greniers).
- Sous le Roi Gahindiro au Rwanda à la fin du 17ème siècle suite à un conflit du palais, un des clans aristocratiques de l’époque a fuit les menaces du Roi pour se réfugier au Congo sous la protection du Roi des bashi qui installa ces immigrants rwandais dans les plateaux de fizi pour faire paître leurs vaches, suite à la chaleur et à la mouche tsé-tsé des marécages ces peuples Banyarwanda s’installèrent au froid vers les hauts plateaux de Mulenge, Minembwe etc. Ces immigrants séculaires Banyarwanda deviendront des Banyamulenges.
- Après la première guerre mondiale vers 1918 l’Allemagne perdra ses colonies du Rwanda, Burundi et Tanzanie à la Belgique pour les deux premiers et à l’Angleterre pour la Tanzanie. Le colon belge a géré le Congo-Belge-Rwanda-Urundi comme une entité intégrée administrativement et économiquement, des policiers, ouvriers congolais ont été introduits au Rwanda et Burundi et la main d’œuvre rwandaise et burundaise transplantée dans les mines au Katanga, des échanges d’étudiants et religieux entre Kisantu-Astrida-Bujumbura et ailleurs assez frequents.
- au début des années 1930 le Roi Musinga du Rwanda menacé de mort par les colons pour son refus catégorique d’adopter le christianisme est mort dans son refuge à Mota en RDC en 1956 ou sa sépulture existe toujours.
- La Zone de Rutshuru, Munigi, Masisi, Bwisha étaient avant la colonie belge sous contrôle des chefs coutumiers et des peuples d’expression Kinyarwanda (tutsi, hutu, Twa) soumis au souverain rwandais, le Mwami (Roi). Le traçage des frontières coloniales a départagé les peuples Banyarwanda en RDC, Uganda, Tanzania, Burundi où ils sont appelés banyabwisha, bafumbira, baha, Banyarwanda etc. Il y a plus des populations de culture et de langue rwandaises dans les pays voisins comme autochtones qu’au Rwanda. Des fois ces populations sont discriminées ou stigmatisées pour leur origine en termes des droits fonciers et politiques confondus aux réfugiés des troubles cycliques du Rwanda en 1959, 1963, 1973 et 1994.
- La RDC a toujours été en interaction sociale, maritale, économique et a constitué à plusieurs moments de l’histoire un sanctuaire de réfugiés rwandais. Les deux communautés congolaise et rwandaise ont mutuellement contribué comme main d’œuvre, experts, investisseurs, soldats aux économies, aux indépendances et guerres de libérations de part et d’autre à différents moments.
- Des moments sombres en relations ont aussi été vécu surtout après le Génocide des tutsis au Rwanda et l’installation des génocidaires en RDC.
- Ces turbulences récentes ont envenimé des relations séculaires parmi les plus fortes et les plus productives du Continent.
- Aujourd’hui une restauration et revitalisation de ces relations historiques prennent un élan satisfaisant. La confiance mutuelle, les échanges et la coopération sécuritaire, judiciaire, économique et socio-culturelle reprennent. La volonté politique des leaders de deux pays est à son paroxysme. L’espoir d’un renouveau mutuellement bénéfique et sur tous les plans est certain.
- Les traversées quotidiennes des frontières entre les deux payses évaluées à 60.000 personnes classent ces frontières au deuxième plan mondial après le Mexique et les États- unis comme les plus actives. L’amélioration des normes commerciales, des infrastructures douanières et de développement conjoint sont prometteurs de stabilité et prospérité pour des lendemains meilleurs.